Une nouvelle vague italienne

Un mouvement de renouvellement cinématographique qui a produit des véritables chefs- d’oeuvres s’est affirmé en Italie comme en France dans les années 50-60
 
On peut dire qu’il y a trois caractéristiques essentielles du cinéma « Nouvelle vague » : la volonté explicite des cinéastes de « faire du neuf , celle d?être un contrepoint au « cinéma de papa », volonté parfois accompagnée d?une réhabilitation du cinéma des années 1930, et enfin celle de fonder un mouvement qui soit justifié théoriquement et politiquement. En Italie cette dernière caractéristique est complètment absente. Quant aux deux prémières l?autorité des maîtres du néo-réalisme avait interdit à la génération montante de se forger une identité et il paraissait impensable de pouvoir contourner Rome ville ouverte pour se réclamer du cinéma fasciste des années 1930. Et, par dessus tout, la notion de cinéma d?auteur était quasiment absente chez les critiques qui continuaient, au début des années 1960, à estimer un film en fonction du tribut qu?il payait au néo-réalisme. Quoiqu?il en soit, le cinéma italien aussi a connu ses années « Nouvelle Vague », empruntant diverses voies pour aller vers la modernité, non pas après mais pendant l?âge d?or du néo-réalisme. Le tournant de la décennie apporte avec lui un vent de renouveau qui nous fait découvrir une série de premiers films en totale harmonie avec ce que l?on a commencé à appeler le « jeune cinéma ». L?entrée de l?Italie et de son cinéma dans la modernité se fait dans une alternance de crises et de miracles, de fidélités à la ligne et de serments de transformation, qui distingue et oppose davantage des films entre eux que des cinéastes, que ce soient des noms connus, Olmi, De Seta, Pasolini, Emmer, Ferreri ou d?autres. Des oeuvres en accord avec ce temps voient le jour : des anti-« comédies à l?italienne » comme La vita agra (La Vie aigre) de Lizzani, des films « de prose » comme Una vita violenta (Une vie violente), roman de Pasolini, porté à l?écran par Paolo Heusch et Brunello Rondi, ou l?autre film pasolinien qu?est Morte di un amico de Franco Rossi (qui annonce étrangement l?assassinat du poète seize ans plus tard) .
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Les garçons (1959) © Carlotta Distribution
Journal Intime- Valerio Zurlini
Dillinger è morto – Marco Ferreri
UNE NOUVELLE VAGUE ITALIENNE
 
Cinémathèque Française
77 rue de Bercy ou 8 boulevard de Bercy
75012 Paris


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Métro
Bercy (lignes 6 et 14)
Horaires
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tarifs
6,50 euros plein tarif ; 5,00 euros tarif reduit ; 3 euros -18 ans

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